NOS SOLS AGRICOLES DISPARAISSENT…AGISSONS !

En France et tout particulièrement dans notre région, l’artificialisation des sols n’arrête pas d’augmenter.

En France entre 1993 et 2000 c’est en moyenne 61000 ha de sols qui ont été artificialisés par an, soit l’équivalent d’un département de taille moyenne tous les 10 ans ! Et entre 2006 et 2012 ce phénomène a encore progressé avec 68000 ha de sols disparus par an en moyenne. Aujourd’hui c’est 9.1% de notre territoire qui est artificialisé.

Mais qu’est-ce qu’un sol artificialisé ?

Ce sont des sols recouverts de matériaux (constructions, bitume, pelouses artificielles…) ou décapés ou stabilisés, et qui de ce fait ont perdu leurs propriétés naturelles comme la filtration et la rétention des eaux de pluie, la production de plantes, le stockage de carbone. Il s’agit principalement des espaces urbains, des zones industrielles et commerciales, des routes, des mines, carrières, décharges, des équipements sportifs et de loisirs. L’imperméabilisation de la plupart de ces sols n’est pas le seul problème ; car il faut savoir que cette artificialisation se fait principalement aux dépens des sols agricoles, et pas des moins riches.

Pour notre Pays cœur d’Hérault

80% des espaces artificialisés sont des sols de bon potentiel agronomique. Pour notre territoire l’agriculture est fondamentale, par sa place dans l’économie locale et les emplois qu’elle génère dans le commerce, l’artisanat, les services, mais aussi parce qu’elle façonne notre cadre de vie en créant nos paysages et de la biodiversité.

C’est l’alternance de vignes, garrigues, coteaux boisés, vergers, qui fait la beauté de nos paysages et le bonheur des animaux de nos campagnes. Malheureusement la population agricole ne cesse de diminuer et de vieillir, et du fait de la pression foncière, il est de plus en plus difficile pour des jeunes de prendre la relève.

Nous sommes tous concernés et il faut que chacun s’interroge sur quel type d’environnement il souhaite mais aussi quelle alimentation (la nourriture locale ou celle passée par les chambres froides des hypermarchés ?).

Des moyens d’agir existent… à commencer par notre pouvoir de consommateur.

 

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